Appel de textes – Ex_situ #30 « Underground »

Published by

on

Ex-situ est une revue d’art engagée, critique, créative et plurielle qui propose des regards croisés sur les pratiques et enjeux du domaine de l’art d’ici et d’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Les réflexions qu’elle publie proviennent d’auteur.es émergent.e.s, de jeunes professionnel.le.s et d’étudiant.e.s souhaitant s’investir dans le milieu de la rédaction, de la critique d’art et de l’édition.

« Il est plus simple de définir tout ce qu’underground n’est pas, que ce qu’il est. »

Cette citation d’Inès Duarte, membre du magazine indépendant new-yorkais Unmixed, met le doigt sur la subtilité de cette thématique parapluie : comment donner une signification à un terme qui s’utilise pour définir à la fois tout et rien ? Pourtant, cette simple phrase semble vouloir tout dire. Définir quelque chose par ce qu’elle n’est pas permet d’éclater les conceptions qui s’y rattachent et de fracasser les barrières qui l’entourent. En l’honneur du 30e numéro d’Ex_situ, nous proposons de s’intéresser à cette thématique qui gagne en richesse lorsque soumise à une implosion. Le concept d’underground, par sa nature ambiguë, permet une réflexion critique sur un monde capitaliste à son apogée en abordant tout ce qui ne s’y associe pas.

Nous sommes conscientes du paradoxe ; en plaçant comme thématique principale quelque chose d’insaisissable, quelque chose qui souhaite à tout prix se dissimuler dans l’ombre d’une société, nous plaçons-nous à l’encontre de celle-ci ? Pourtant, ce paradoxe s’insère lui-même au centre de l’identité de notre revue, Ex_situ étant à la fois un produit de l’érudition académique et une plateforme parallèle, collective et indomptable. Cette exploration de l’underground comme sujet, alors, s’avère pour nous autant une réflexion sur les oppositions entre le canonique et le marginal dans notre milieu, que la création d’un espace où chacun·e peut exprimer ce qu’iel le désire.

L’underground peut être à la fois une œuvre, un environnement urbain, de la musique, du cinéma, une résistance politique, une sexualité, des substances, de l’expérimental, de l’avant-garde, une culture et une société dont les membres n’ont plus besoin de se justifier. Pour le prochain numéro, nous vous proposons de définir l’underground par ce que vous en faites, un espace loin de ce qui a déjà été établi sans pour autant essayer de s’en approcher, un lieu de partage et d’expérimentation en marge des institutions.

Si vous souhaitez participer à ce dossier, envoyez vos textes à revueexsitu@gmail.com avant le 31 décembre 2026. afin de présenter votre proposition de texte (autour de 1500 mots). Si vous êtes incertain·e·s de la direction générale de votre proposition, vous pouvez envoyer un résumé d’intention (entre 150 et 250 mots) et la revue vous informera si celle-ci est retenue.

La revue offre aussi l’opportunité à des artistes ayant une pratique se rapportant à la thématique de nous envoyer un texte abordant celle-ci. La forme est plutôt libre (vous pouvez aborder votre pratique générale, une série d’œuvres, une pièce précise, etc.) et les modalités sont les mêmes que pour l’appel de dossier principal.

Il y a aussi l’opportunité de rédiger des comptes rendus d’expositions ou d’événements actuels n’ayant pas nécessairement de lien direct avec le thème du numéro. Les propositions de comptes rendus doivent contenir entre 750 et 1000 mots.

La version complète de votre soumission (notes incluses) devra être remise avant le 15 février 2027, via le site internet : https://revueexsitu.wixsite.com/revue-ex_situ/blank-2 ou par courriel.