La trilogie d'œuvres de science-fiction de Larissa Sansour

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En raison de la situation d'urgence actuelle à Gaza, un groupe d'étudiantes du Département d'histoire de l'art de l'UQAM organise la série d'événements Pour une histoire de l'art engagé : La décolonisation n'est pas une métaphore, réunissant des artistes et des chercheurs dont le travail s'attache à la visibilité de la lutte historique du peuple palestinien.


Nous vous invitons à notre deuxième événement qui prendra la forme d'une projection d'œuvres vidéo de Larissa Sansour, présentée par Joan Grandjean (en français).

Mardi 28 novembre de 12h45 à 14h00

Projection et discussion

La trilogie d'œuvres de science-fiction de Larissa Sansour

Présenté par Joan Grandjean (doctorant et assistant à l'Université de Genève)
UQAM, pavillon J.-A.-DeSève (DS), DS-1950

Évènement en bimodal.

Il est recommandé d'être présent·es pour profiter de la projection des œuvres. Pour les personnes qui ne pourront pas se présenter à la projection en présentiel, mais bénéficieront de la présentation de Joan Grandjean, il faudra s'inscrire ici : https://uqam.zoom.us/meeting/register/tZcodOGtqj0vHNEq90nTAtr6-_uYmbwkuJjc?fbclid=IwAR1dtkudcC_lPKSn3umCugXp9Qvv0vt6XNmWmGn0KvX3Q0_JfXZmWIyfN7s#/registration

À propos de l'événement :


Explorant les thèmes universels de la perte, de l'appartenance, du patrimoine et de l'identité nationale, les films Un exode spatial (2009), Domaine de la Nation (2012) et Dans le futur, ils mangeront dans la plus belle porcelaine (2015) ont exploré divers aspects des troubles politiques en Palestine. S'ils remettent en question l'occupation israélienne, ils imaginent chacun à leur manière des scénarios futurs.


Un exode spatial pousse l'idée de déracinement de la réalité palestinienne à l'extrême en projetant le premier Palestinien, et femme, sur la lune, créant ainsi une perspective extraterrestre de la situation politique actuelle. Domaine de la Nation dévoile une histoire sombre où l'ensemble de la population palestinienne est regroupée dans un unique gratte-ciel, chaque ville étant confinée à un étage spécifique. Dans le dernier volet, Dans le futur, ils mangeront dans la plus belle porcelaine, une cheffe de la résistance narrative entreprend une guerre archéologique dans l'espoir désespéré d'assurer l'avenir de son peuple.


En utilisant le langage de la science-fiction, la trilogie de Larissa Sansour présente une vision dystopique de la Palestine, et par extension d'un Moyen-Orient, au bord de l'apocalypse.

Biographie de l'artiste :

Née à Jérusalem-Est, Sansour (PS/DK) a étudié les beaux-arts à Copenhague, Londres et New York.

Elle a représenté le Danemark à la 58e Biennale de Venise.

Elle a récemment exposé en solo à la Whitworth Gallery de Manchester, à KINDL à Berlin, à Copenhagen Contemporary au Danemark et à Dar El-Nimer à Beyrouth.

Biographie de l'intervenant :


Joan Grandjean est assistante et doctorante à l'Unité d'arabe de l'Université de Genève.

Depuis 2017, il travaille à une thèse de doctorat qui s'intitule : « Et si… des 'futurismes arabes' en histoire de l'art ? ». Il examine plusieurs phénomènes d'adaptation des genres de l'imaginaire, notamment de la science-fiction et de la représentation du futur dans des pratiques artistiques individuelles et collectives, afin d'interroger la place des « futurismes arabes » dans l'art contemporain mondialisé.

En parallèle de ces activités, il fait partie des membres fondateurs de Manazir, la première plateforme suisse pour l'étude des arts visuels, de l'architecture et du patrimoine dans la région MENA, et de l'équipe éditoriale de Journal Manazir ; il est également membre de l'association académique Le Laboratoire des Imaginaires ainsi que du groupe de recherche sur les Arts Visuels du Maghreb et du Moyen-Orient, 19e-21e siècle (ARVIMM). Il travaille actuellement avec la professeure Silvia Naef à un projet de recherche sur les dons faits par les pays de la région MENA aux organisations internationales présentes à Genève, soutenu par la Fondation Boninchi.


Pour une histoire de l'art engagée est une série de rencontres interdisciplinaires organisées par les étudiants·es du département d'histoire de l'art de l'UQAM dans le mais d'engager activement les pratiques de l'histoire de l'art dans une réflexion située qui n'est pas étrangère aux sujets sociaux et politiques d'actualité. La programmation 2023/2024 sera consacrée au thème La décolonisation n'est pas une métaphore afin d'interroger la manière dont la recherche actuelle en histoire de l'art emploie les théories décoloniales.


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Si vous avez des questions à contacter : hist.engagee@gmail.com

Ce projet est soutenu par le département d'histoire de l'UQAM et le programme interuniversitaire du doctorat Doc-Inter.

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